Ma Petite République

Avant même que les informations ne soient précises et confirmées, nous savions déjà tous que c’était encore une abomination qui frappait notre fragile République. Les yeux rivés sur nos écrans de télévision, sans comprendre la gravité de la situation. Un peu comme dans un cauchemar, sans avoir vraiment conscience que ça arrivait à nouveau, même pas un an après la tuerie de Charlie Hebdo.

J’ai pas mal hésité avant de m’exprimer ici. Parce que c’est mon temple de la futilité, et puis à quoi bon dire ce que je pense. Et puis je suis tombée sur un article dans 20 minutes, un petit hommage à deux victimes. Un couple, de mon âge qui était au Bataclan ce vendredi. Et puis sur la lettre ouverte ouverte d’un journaliste dont la cousine est aussi tombée ce jour là. Un peu un déclencheur, qui rend beaucoup plus réel ce qui arrive. Plus réel encore que de voir les militaires dans Parly 2, plus réel que de voir tout les magasins fermés par peur. Plus réel que les titres assénés sur BFM, plus réel que les photos de profil sur Facebook. Plus réel même que de savoir que mon école est à 15 minutes à pied du Bataclan.

Et encore, j’ai de la « chance » parce que je ne connais aucune victime, aucun blessé. Je ne peux pas comprendre la peine des proches de toutes ces victimes, je me doute que mes pleurs ne sont qu’une timide comparaison face au choc, à l’horreur, à la peine, à la haine même que doivent ressentir tout les proches de ces Mathias, ces Marie, ces Madeleines, ces gens qui n’ont même pas su que leur vie aller prendre une fin tragique et bien trop prématurées, que leurs projets aller s’arrêter net, que c’étaient leurs dernières minutes.

Est ce que c’est ça maintenant la France ? Un pays où le fait de sortir un vendredi soir est un risque pour sa vie ? Un pays dans lequel on ne peut pas prendre un verre dans Paris sans craindre un acte terroriste ? Un pays dans lequel les rassemblements publics sont des cibles ? Ça me fais pleurer Petite France, parce qu’on revient de si loin, il y’a quelques jours à peine on fêtait la fin de la guerre, et pourtant les horreurs se répètent inlassablement, et on se sent impuissants.

Mais je suis optimiste, et puis ce commentaire sur le site du New York Times, qui décrit tellement bien cet esprit à la française, cet esprit parisien qui nous représente si bien, ça donne envie de se battre, de se relever, de sécher ses larmes et de se rappeler que nous sommes forts, que plus que jamais nous sommes unis et que Paris c’est la vie, Paris Is About Life.

Et quoi qu’il arrive, je suis libre, je suis française, et plus que jamais je suis avec ma petite République.

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